Un fidèle de Donald Trump à la tête de la Banque mondiale

Un fidèle de Donald Trump à la tête de la Banque mondiale

Vendredi 5 avril, la course à la présidence de la Banque mondiale a été remportée par l’unique prétendant au titre, un haut fonctionnaire américain de 63 ans, David Malpass.

La nomination du candidat américain était inévitable, car un accord tacite existe depuis soixante-quinze ans entre les Occidentaux : les Etats-Unis se réservent la direction de la Banque mondiale, tandis que les Européens s’octroient la direction du Fonds monétaire international (FMI).

Nomination qui fait grincer des dents

Depuis sa prise de pouvoir, l’administration Trump n’a de cesse de remettre en cause la Banque mondiale, car elle empiéterait sur la souveraineté des Etats-Unis. Or, David Malpass est un fidèle de Donald Trump, et fervent défenseur du credo « America First » ; premier grief à son encontre.

Mais monsieur Malpass s’en est également pris personnellement à cette « vénérable maison née des accords de Bretton-Woods en 1944 ». Dans sa précédente fonction de sous-secrétaire au Trésor américain, et à de multiples occasions, Malpass a qualifié la Banque mondiale de « trop grosse, trop peu efficace, et trop dépensière ». Le vieux conservateur la juge notamment trop généreuse envers la Chine, gros emprunteur de l’institution malgré son statut de deuxième puissance économique mondiale.

« Ses discours vis-à-vis de la Banque ont été si négatifs qu’on peut se demander pourquoi il souhaite la dirigerSi ce n’est, bien sûr, parce qu’il s’agit d’un poste en vue et influent » fait remarquer Scott Morris, du Center for Global Development.

Quelques partisans

Certains louent « une carrière honorable et un tempérament non dénué de pragmatisme ». En Europe, on se souvient qu’en 2018, il a soutenu une augmentation de capital de 13 milliards de dollars (11,4 milliards d’euros au cours actuel) pour la Banque.

« Qu’il ait fini par être convaincu démontre sa capacité d’écoute et de dialogue. Humainement, il est agréable et urbain », souligne un responsable français. « Ce n’est pas le candidat rêvé, mais il peut faire le job », ajoute une source européenne.

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