L’attractivité internationale française résiste mieux que celle de ses voisins

L’attractivité internationale française résiste mieux que celle de ses voisins

Le baromètre annuel du cabinet d’audit financier Ernst & Young et associés (EY), publié mardi 4 juin, révèle que les projets d’investissements directs étrangers en France sont en constante augmentation depuis 2017. A l’inverse, EY constate un recul de 4% des investissements étrangers dans les 48 autres pays européens pris en compte dans l’étude.

Cette évaluation corrobore l’étude du cabinet A. T. Kearney publiée mi-mai, qui place la France dans le top 5 des pays les plus attractifs pour les investisseurs internationaux. « La confiance des investisseurs est en augmentation constante depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron » , précise le cabinet.

Industries et nouvelles technologies

Pour Marc Lhermitte, associé chez EY et coauteur de son baromètre annuel, « la France résiste aux chocs ». Qu’ils soient externes (Brexit, ralentissement mondial, réforme fiscale américaine, guerres commerciales de Donald Trump contre la Chine et l’Union européenne) ou internes (Gilets jaunes), le pays semble vivre une « parenthèse euphorique ».

Et cette parenthèse concerne en particulier l’industrie et les nouvelles technologies. Dans le secteur du numérique par exemple, la France a attiré 171 projets, avec de grosses enseignes comme IBM, Symphony ou Fujitsu. C’est deux fois plus que le Royaume-Uni, sur qui la France est doucement en train de rattraper son retard.

En matière d’industrie le pays compte 339 projets d’investissements étrangers, parmi lesquels 80 % sont des extensions de capacités de production. EY précise que ces secteurs historiques, comme la chimie, les équipements ou l’électronique, sont davantage prisés que les services.

Risque de ralentissement

L’enquête réalisée par EY auprès de 500 dirigeants internationaux révèle que l’image de la France se ternit peu à peu. Début 2018, 55% des investisseurs pensaient que l’attractivité de la France allait s’améliorer dans les trois ans à venir. Ils n’étaient plus que 30 % début 2019. Parmi ces même 500 dirigeants, seulement 19 % pensent s’implanter ou s’étendre en France l’an prochain. Ils étaient 24 % en 2018.

« Les dirigeants interrogés estiment que la France est encore à mi-chemin de sa transformation », estime monsieur Lhermitte. Pour eux, l’hexagone doit encore « poursuivre la simplification administrative, améliorer la compétitivité fiscale et le climat social ».

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