Le développement mondial des énergies renouvelables stagne

Le développement mondial des énergies renouvelables stagne

Mardi 18 juin, le réseau international REN21 a publié son rapport annuel dressant un panorama complet de l’évolution des énergies renouvelables dans le monde. Celui-ci souligne que la croissance du secteur se poursuit, mais qu’elle est comparable à celle de 2017. Un constat qui rejoint celui de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rendu public fin mai.

Baisse du soutien public

Ce ralentissement s’explique notamment par la diminution du soutien public qui s’observe dans de nombreux pays.

En Chine par exemple, « Pékin, qui est le leader en capacité d’installation photovoltaïque et éolienne, a revu, en 2018, son soutien au solaire, ce qui a abouti à une baisse de 45 % des installations », explique Rana Adib, secrétaire exécutive de REN21.

Et ce ralentissement s’observe également chez un autre pays pionnier en la matière, l’Allemagne. Outre-Rhin, les nouveaux parcs éoliens installés au premier trimestre représentent seulement 134 mégawatts, le plus bas niveau depuis 2000, et sur l’année 2019, l’Allemagne ne devrait pas installer plus de 2 gigawatts (moitié moins que sa moyenne annuelle). « Le secteur est en très grande difficulté en Allemagne », s’est alarmé Giles Dickson, PDG de WindEurope, l’association européenne de la filière.

Gaz en progression

Et alors que le renouvelable stagne, le gaz, lui, progresse, porté par l’extraction du gaz de schiste américain. Dans plusieurs pays, Etats-Unis et Chine en tête, le gaz commence à remplacer le charbon dans la production d’électricité, ce qui permet de diminuer les émissions de CO2, mais pas suffisamment pour respecter l’accord de Paris sur le climat de 2015.

Nucléaire en baisse

Même si le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable, puisque l’uranium est une ressource limitée, cette production n’émet pas de CO2, et « sans la contribution du nucléaire, la transition énergétique mondiale sera encore plus difficile », estime Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie.

Or, plusieurs pays, comme l’Allemagne ou la Belgique, ont récemment décidé d’abandonner l’atome, une technologie jugée trop coûteuse et complexe.

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