A Osaka, vingt-quatrième sommet du G20 

A Osaka, vingt-quatrième sommet du G20 

Vendredi 28 juin s’est ouvert le vingt-quatrième sommet du G20, à Osaka, rassemblant les principaux leaders mondiaux. Une rencontre sous le signe de la cordialité, mais où ont vite ressurgi des divergences de fond. 

Donald Trump conciliant

Le président américain s’est fait conciliant avec la plupart des leaders mondiaux, ceux-là mêmes qu’il n’avait pas hésité à critiquer ces derniers jours. 

Vis-à-vis de son hôte, le Premier ministre Shinzo Abe, Donald Trump a par exemple vanté les  «  magnifiques usines  »  construites par les constructeurs automobiles japonais aux Etats-Unis, juste après s’être moqué de la dépendance militaire du Japon envers les Etats-Unis. Le président américain a aussi assuré vouloir  «  bien s’entendre  »  avec l’Inde, tout en critiquant sa politique commerciale, et il a qualifié Angela Merkel de  «  femme fantastique  », alors qu’il avait traité l’Allemagne de partenaire  «  défaillant  » quelques jours auparavant.

Divergences

Concernant la guerre commerciale sino-américaine, Donald Trump et Xi Jinping ont décidé d’essayer d’enrayer l’escalade commerciale et technologique qui s’est engagée entre leurs pays. S’ils n’y parviennent pas, Washington a menacé de taxer la totalité des importations chinoises, alors que Pékin s’est contenté de dénoncer un  «  harcèlement  »  américain.

Autre sujet de tension, bien plus global cette fois, le climat. Aux Etats-Unis par exemple, on ne veut plus entendre parler de l’accord de Paris, et côté brésilien, le président Jair Bolsonaro a clairement rejeté toute critique occidentale sur sa politique environnementale. «  Il est clair qu’il sera difficile d’obtenir une percée  » sur ce thème, a déploré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Et sur un plan plus politique, voir philosophique, Vladimir Poutine a critiqué les idées progressistes des démocraties occidentales «  devenues obsolètes et en conflit avec les intérêts de l’immense majorité de la population  ». A cela, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a répondu que ce sont  «  l’autoritarisme, le culte de la personnalité et la loi des oligarques qui sont réellement obsolètes  ».

Etienne Toussaint a un Master d'Economie. Il est journaliste pour différents médias en ligne. Il est rédacteur pour Confluences.

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