BNP Paribas se met au vert

BNP Paribas se met au vert

Ce mois-ci, la BNP a présenté à ses 200 000 employés (répartis sur soixante-douze pays), son plan pour supprimer l’utilisation du plastique à usage unique au sein de ses locaux. Ces mesures seront effectives dès 2019 en France, et à partir de 2020 dans les autres pays.

Cadre légal

Au niveau français, l’utilisation du plastique jetable est encadrée par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui interdit la vente et la distribution des gobelets, verres et assiettes en plastique, au 1er  janvier  2020. Au niveau européen, ce sont la vaisselle, les couverts, mais aussi les tiges pour ballon de baudruche et les cotons-tiges en plastique à usage unique qui seront bannis d’ici à 2021.

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la conférence Our Ocean 2018 organisée par les Nations-Unies le 29 octobre dernier à Bali, dont l’objectif est de protéger les océans, sur lesquels flottent plus de 5 000 milliards de particules de plastique.

« Au-delà des obligations légales »

La BNP a donc pris les devants en appliquant la loi française dès 2019, mais surtout, elle n’a pas hésité à dépasser le cadre légal pour restreindre davantage l’usage du plastique jetable.

Tout d’abord, ses restaurants d’entreprise et ses cafétérias devront être vidés de tous les produits à usage unique contenant du plastique (gobelets, bouteilles, …), mais en plus, un grand ménage sera fait dans les distributeurs automatiques. «  La gamme de produits de snaking contenue dans les distributeurs doit être revue pour proposer exclusivement des produits sans emballage ou éco-emballés  », explique l’entreprise.

Les employés sont donc invités à utiliser  «  des mugs  », à offrir aux clients des gobelets compostables ou biodégradables, et à boire l’eau du robinet ou des fontaines. «  Dans les pays où l’eau courante n’est pas potable, l’entreprise se dotera de bonbonnes et de filtres spécifiques  », précise la BNP. Et pour les plateaux-repas,   «  la recommandation est de faire appel aux prestataires qui utilisent et récupèrent les contenants réutilisables  ».

Etienne Toussaint a un Master d'Economie. Il est journaliste pour différents médias en ligne. Il est rédacteur pour Confluences.

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