Revirement d’Emmanuel Macron sur l’accord UE-Mercosur 

Revirement d’Emmanuel Macron sur l’accord UE-Mercosur 

Vendredi 23 août, le président français a retiré son soutien au traité de libre-échange controversé entre le Mercosur (de l’espagnol Mercado Común del Sur, qui rassemble le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay) et l’Union européenne. Emmanuel Macron a pris cette décision en réponse à l’inaction du président brésilien Jair Bolsonaro en matière de climat et de biodiversité. 

«  Annonce opportuniste  »

Lors du G7, le président français a accusé Jair Bolsonaro de lui avoir  «  menti  »  sur son engagement en faveur du climat. Seulement voilà, le manque de considération du président brésilien pour la forêt amazonienne n’a jamais été un secret pour personne, et les écologistes, même s’ils se félicitent de ce revirement, dénoncent une manœuvre opportuniste de la part d’Emmanuel Macron. 

Et en effet, lorsque l’UE et le Mercosur avaient annoncé fin juin être parvenus à un compromis, Emmanuel Macron avait qualifié l’accord de «  bon à ce stade  ». Toutefois, le président français avait tout de même prôné une  «  ouverture commerciale sans naïveté, et exigeante sur le plan climatique  ».

«  Splendide retournage de veste pour Emmanuel Macron  ! Il a soutenu le Mercosur contre l’avis des ONG pendant des mois  ! L’Amazonie fait la une, et soudain, il dénonce l’accord  !  », a twitté Greenpeace France.

Discussions toujours en cours

On ne sait pas exactement quelle est la portée de la décision d’Emmanuel Macron, car la nature juridique du traité UE-Mercosur n’est pas encore connue. En effet, le pouvoir de chaque Etat, et en l’occurrence celui du président français, dépendra du processus de ratification, qui se fera à l’unanimité, ou à une majorité qualifiée des Etats membres de l’UE. 

Mais le président français n’a pas tiré de croix définitive sur l’accord, insistant bien sur le fait qu’il s’opposait à l’accord UE-Mercosur  «  en l’état  ». Et le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui réaffirmé son soutien au texte samedi, en admettant toutefois que les conditions n’étaient pas réunies pour une «  ratification harmonieuse  ».

Etienne Toussaint a un Master d'Economie. Il est journaliste pour différents médias en ligne. Il est rédacteur pour Confluences.

Laisser un commentaire

Brèves

Une navette autonome pour Carrefour 

Lundi 5 décembre, Carrefour a dévoilé sur le parvis de l’École polytechnique sa première « drive mobile », un camion ...

Brèves

Les ruptures de stock ne font que commencer

Suite à la guerre en Ukraine, les premières ruptures de stock sont apparues dans les rayons, et selon les professionnels ...