Washington octroie un nouveau sursis à Huawei  

Washington octroie un nouveau sursis à Huawei  

Lundi 19 août, les Etats-Unis ont accordé un sursis supplémentaire de trois mois au géant de Shenzhen, ce qui lui permettra de poursuivre ses échanges commerciaux avec les entreprises américaines. Il s’agit du deuxième répit de la sorte accepté par Washington, un délai de trois mois ayant déjà été accordé au groupe chinois en mai. 

«  Eviter toute perturbation  »

C’est avant tout pour ne pas pénaliser les sociétés américaines collaboratrices de Huawei que Washington a décidé de repousser l’effet de sa décision. «  Alors que nous continuons d’exhorter les consommateurs à délaisser les produits de Huawei, nous reconnaissons qu’il faut plus de temps pour éviter toute perturbation  », a expliqué Wilbur Ross, secrétaire américain au commerce.                                                                                                                        

Les collaborateurs de Huawei vont des petits opérateurs ruraux, qui sont dépendants du géant chinois pour développer le réseau 5G américain, aux grands groupes, tels Qualcomm, Intel ou Google, qui eux fournissent l’entreprise de Shenzhen en composants ou en applications. Ces grands groupes ont d’ailleurs récemment plaidé la cause de leur précieux partenaire, dont les achats auprès d’eux représentaient plus de 11 milliards de dollars en 2018. 

La «  guerre  » continue

Malgré ce délai supplémentaire, Washington continue à mettre la pression sur ses alliés européens pour qu’ils boycottent Huawei, que les Etats-Unis accusent d’espionnage industriel au profit de Pékin. «  Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre un risque, alors que nous passons à l’ère de l’Internet des objets, où tout sera interconnecté  », a ajouté monsieur Ross.

Et bien que Washington fasse preuve de laxisme envers Huawei, cela ne l’a pas empêché d’inscrire sur sa liste noire plusieurs filiales du groupe chinois. «  Nous avons décidé d’ajouter 46 autres filiales de Huawei à la liste des entités.  Nous avons maintenant plus de cent filiales dans la liste. L’ajout de ces filiales rend plus difficile pour Huawei de contourner les sanctions  »,  a conclu Wilbur Ross.

Etienne Toussaint a un Master d'Economie. Il est journaliste pour différents médias en ligne. Il est rédacteur pour Confluences.

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