Trois repreneurs potentiels pour Aigle Azur

Trois repreneurs potentiels pour Aigle Azur

Lundi 9 septembre, quatorze offres de reprise pour Aigle Azur, la deuxième compagnie aérienne française placée en redressement judiciaire lundi 2 septembre, ont été déposées sur le bureau de l’administratrice judiciaire. Parmi ces offres, seulement trois semblent prometteuses ; celle d’Air France, celle du groupe Dubreuil, propriétaire d’air Caraïbes, et celle du fonds d’investissement américain Cyrus Capital Partners.

Air France veut les «  slots  »

Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat chargé des transports, juge l’ offre d’Air France décevante. En effet, la compagnie nationale ne souhaiterait pas reprendre Aigle Azur en l’état, mais plutôt attendre que celle-ci soit placée en liquidation judiciaire. 

Air France aimerait faire main basse sur les activités moyen-courriers d’Aigle Azur vers l’Algérie, le Portugal et le Liban, en échange de quoi elle proposerait «  des opportunités de recrutement aux salariés qui en feraient la demande  ». Mais la compagnie nationale n’accepterait en fait de reprendre que la moitié des salariés d’Aigle Azur  ; 133 pilotes, 282 hôtesses et stewards, et 100 personnes au sol. En échange de l’embauche de ces salariés, Air France aimerait acquérir les 10  000 «  slots  » (créneaux de décollage et d’atterrissage) dont dispose Aigle Azur à Orly. 

Dubreuil serait complémentaire

L’offre du Groupe Dubreuil compléterait celle d’Air France, mais en partie seulement. En effet, le propriétaire d’Air Caraïbes a des vues sur l’activité long-courrier d’Aigle Azur, mais il ne reprendrait que 106 salariés. Ainsi, même en combinant les offres d’Air France et du Groupe Dubreuil, 200 salariés en France et 350 en Algérie ne seraient pas réembauchés. 

Cyrus Capital crée la surprise 

Contrairement à Air France et au Groupe Dubreuil, qui souhaitent attendre la liquidation de l’entreprise, la reprise de Cyrus Capital interviendrait durant la phase de redressement judiciaire d’Aigle Azur. Le fond américain aurait en effet les moyens de faire redémarrer la compagnie, en gardant l’intégralité de ses 12 avions, et l’ensemble de ses 1150 salariés. 

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