Vendredi 25 octobre, les chiffres publiés par la Dares (direction de la recherche du ministère du travail) ont révélé que le nombre de demandeurs d’emploi avait diminué de 0,4 % au troisième trimestre 2019. Celui-ci s’établit désormais à 3,616 millions, avec un recul de 2,4 % sur un an.
Presque tous les types de public
La baisse du chômage concerne tous les types de publics inscrits à Pôle emploi, sauf les jeunes. En effet, les moins de 25 ans qui recherchent un emploi sont les seuls à être plus nombreux en septembre qu’ils ne l’étaient en juillet (+ 0,7 %).
Les tranches au-delà de 25 ans, par conte, profitent d’une tendance inverse. Le nombre de 24-49 ans, par exemple, a diminué de 0,6 % entre juillet et septembre (3,2 % en un an), et les 50 ans et plus ont diminué de 0,3 % en trois mois, et de 1,3 % en un an.
Et cette baisse ne concerne pas que les tranches d’âges. Elle est également observable chez les demandeurs d’emploi qui exercent une activité réduite, et chez les inscrits de longue date, qui sont à Pôle emploi depuis plus d’un an : – 0,8 % au troisième trimestre, même si leur nombre reste très élevé ( 2,8 millions ).
Augmentation soutenue des CDI
Selon les chiffres de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS), le nombre de contrats de travail de moins d’un mois a diminué de 0,2 %, alors que les recrutements d’une durée supérieure ont progressé de 2,3 % ( + 3 % pour les CDI, et +1,7 % pour les CDD de plus d’un mois). « Sur un an, les déclarations d’embauche de plus d’un mois accélèrent sensiblement sous l’effet du dynamisme des embauches en CDI et du rebond de celles en CDD de plus d’un mois », précise l’Acoss.
Ainsi, au premier semestre 2019, la croissance de l’emploi a été particulièrement forte (+ 166 000), grâce à deux secteurs en particulier, les services et la construction, mais au second semestre, « ce dynamisme s’atténuerait un peu », précise l’Insee, qui prévoit une hausse de 98 000 emplois « seulement ».