L’Union européenne va répondre aux sanctions américaines

L’Union européenne va répondre aux sanctions américaines

Suite à l’entrée en vigueur, vendredi 18  octobre, des sanctions américaines sur les produits européens, l’UE a décidé de riposter. La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a déclaré que l’union n’avait « d’autre choix que celui des représailles ».

« Erreur politique et économique »

Malgré l’ouverture des hostilités, la porte des négociations n’est pas encore complètement fermée. Vendredi 18 octobre par exemple, le ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, s’est  «  longuement entretenu  » avec le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, qui s’est dit ouvert au dialogue.  «  Le plus tôt sera le mieux  », a lâché le ministre à l’issue de l’entretien, déplorant tout de même «  l’erreur politique et économique  »  que constitue le choix des Américains.

L’erreur en question est une hausse des droits de douane sur 7,5  milliards de dollars de produits européens importés, approuvée par l’OMC en réponse aux subventions versées à Airbus. Mais c’est en quelque sorte le serpent qui se mord la queue, puisqu’en 2020 l’OMC devrait autoriser l’UE à taxer à son tour les Etats-Unis, qui ont eux subventionné Boeing.

Alcool en première ligne

En France, le coût des sanctions américaines devrait s’élever à un  milliard d’euros. Une bonne moitié de cette somme sera couverte par l’industrie aéronautique (530 millions d’euros), et un tiers par les producteurs de vin (370 millions d’euros). Lundi 14  octobre, le président du département de la Côte-d’Or, François Sauvadet, a d’ailleurs tweeté  :  «  Dommage, Mister Président, de pénaliser le peuple américain en taxant de manière inconsidérée nos vins. Dès que vous les aurez goûtés, vous reviendrez sur votre décision.  »

Mais au-delà de l’humour, l’inquiétude est réelle. «  Les Etats-Unis sont notre premier client et représentent près de 20  % de l’ensemble de nos exportations de vins  », rappelle la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux, qui précise que «  plus de 4  500  entreprises françaises exportatrices de vin sont directement concernées par la décision du gouvernement américain  ».

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