Airbus veut s’inspirer des oiseaux migrateurs pour économiser du carburant

Airbus veut s’inspirer des oiseaux migrateurs pour économiser du carburant

Le projet « fello’fly », dont les premiers essais réels doivent avoir lieu au premier semestre 2020, vise à faire voler deux avions de même type en formation en «  V  », à la manière des oiseaux migrateurs. Si les tests sont concluants, une démonstration avec passagers sur long-courrier se fera en 2021.

Economie de carburant

Comme pour les oiseaux, la formation en «  V  » devrait permettre aux avions de «  préserver  » leurs forces grâce à une meilleure pénétration dans l’air, qui se traduira par une économie de carburant. 

« Scientifiquement, le vol en ‘‘v’’ des oiseaux migrateurs permet de réduire leurs efforts. C’est la même chose qu’entre deux voitures ou deux cyclistes, celui de devant crée un phénomène d’aspiration pour celui de derrière, qui subit une moindre résistance. Dans le cas d’Airbus, l’avion de derrière nécessite donc moins de puissance et économise du carburant », explique Marc Weber, responsable de la filière aéronautique à l’école d’ingénierie ESTACA. 

Plus concrètement, un avion de tête fendra l’air, suivi à trois kilomètres par un avion suiveur qui pourrait voir réduire sa consommation de carburant de 5 à 10% sur un vol long-courrier. « C’est tout sauf anecdotique, puisqu’une tonne de carburant économisée, c’est trois tonnes de CO2  économisées », rappelle Sandra Bour Schaeffer, directrice de l’activité Démonstrateurs chez Airbus.

Les premiers essais viseront à «  montrer qu’on peut apporter une assistance efficace au pilote et avoir une trajectoire sécurisée », puis « au premier semestre 2021 » aura lieu « une vraie démonstration en vol avec des passagers et un de nos avions ‘‘suiveurs’’ sur un vol long-courrier, type Europe-Etats-Unis  », précise la responsable. 

Sécurité avant tout

« En 2016, on a pris un A380, suivi d’un A350, pour faire des essais en vol et voir si cette disposition était sécurisée pour l’avion suiveur sans affecter le confort à bord », poursuit madame Bour Schaeffer. 

« Technologiquement, c’est possible. L’enjeu principal reste celui de la sécurité, dans le sens où il faut concevoir un système pour permettre aux avions de rester à une proche distance sans risque », ajoute Marc Weber.

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