La France va fermer ses centrales à charbon

La France va fermer ses centrales à charbon

La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, a annoncé la fermeture de la centrale à charbon du Havre (Seine-Maritime) en 2021, de celle de Saint-Avold (Moselle) en 2022, et de celle de Cordemais (Loire-Atlantique) d’ici à 2026.

«  C’est une décision écologique  : les centrales à charbon représentent 2  % des émissions de CO2  en France, mais 30  % des émissions de la production électrique  », rappelle la secrétaire d’Etat. 

Mauvais accompagnement des salariés

«  On ne voit aucun signe concret, se lamente Frédéric Guérin de la CGT du Havre. Les agents sont livrés à eux-mêmes, ils doivent se chercher eux-mêmes un point de chute.  » Les négociations ont été menées à la va-vite, selon le syndicaliste, contrairement à celles pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, où les deux réacteurs vont fermer cette année. Mais à la différence d’une centrale nucléaire, les turbines de l’usine à charbon vont continuer à tourner jusqu’au dernier jour, c’est pourquoi EDF préfère attendre avant de reclasser le personnel.

«  On a encore presque deux ans devant nous avant la fermeture  », se défend madame Wargon. «  Pour l’instant, il n’y a encore aucun projet alternatif, les relations avec le gouvernement sont constructives mais il y a beaucoup d’effets de communication  », note une source proche d’EPH, le groupe tchèque propriétaire des centrales.

Difficultés à Cordemais et Gardanne

Cordemais, la plus grande centrale à charbon de France, fonctionnera au-delà de 2022, au grand dam des écologistes, qui considèrent cela comme un renoncement à la promesse du président de fermer les quatre centrales à charbons d’ici la fin de son quinquennat. En effet, selon la secrétaire d’Etat, le site fonctionnera  «  à seulement 10  % de ses capacités  »  à partir de 2022 et jusqu’à 2024 au moins, voire 2026.

Et la situation est encore plus complexe à Gardanne (Bouches-du-Rhône), où les salariés multiplient depuis des mois les grèves et actions contre le démantèlement. La direction d’EPH, elle, souhaite fermer les portes de l’usine au plus vite. 

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