GAFA  : Paris ne lâche rien

GAFA  : Paris ne lâche rien

Vendredi 17  janvier, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a une nouvelle fois tenté d’amener les Etats-Unis à négocier sur la taxation du numérique.

Le sujet sera au cœur de son entrevue officielle avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, prévue mercredi 22  janvier lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

“Solution multilatérale”

«  La seule solution raisonnable, sage et efficace, est le projet d’accord fiscal international proposé par l’OCDE. Nous demandons à nos partenaires américains de le soutenir  », a affirmé Bruno Le Maire lors d’un point presse avec le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria.

«  Dans notre groupe de 137 pays, nous sommes tous convaincus de l’impératif économique et politique de trouver une solution multilatérale sur la taxation du numérique. C’est l’unique possibilité  »,  a confirmé monsieur Gurria, prévenant qu’il faudrait «  gérer cette dynamique positive en évitant que le processus génère des incidents ( comme les menaces de sanctions américaines sur le vin français, par exemple)  ».

«  Les options autres que multilatérales ne sont pas gérables, a martelé monsieur Gurria. On ne peut avoir une multiplication de systèmes fiscaux nationaux.  » La France n’est pas  «  seule  »,  a, lui, ajouté monsieur Le Maire, rappelant qu’«  une quarantaine d’Etats  » dont «  l’Autriche, l’Italie, l’Espagne, et le Royaume-Uni  » envisageaient de taxer le numérique.

Soutien de Bruxelles 

Bruno Le Maire a catégoriquement exclu de retirer la taxe GAFA avant la mise en place effective de la réforme internationale. «  Chacun doit faire un pas  »,  a-t-il insisté. Et en cas de sanctions américaines,  «  nous pouvons compter sur le soutien de la Commission européenne, qui réagirait vite et fort  »,  a menacé le ministre.

«  Il faut réfléchir aux conséquences d’une collision entre la région ayant la plus grande puissance commerciale et le pays à l’économie la plus puissante du monde. Cela dépasse de loin le problème du vin et du champagne », a tempéré monsieur Gurria.

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