Alstom pourrait acheter le Canadien Bombardier Transport

Alstom pourrait acheter le Canadien Bombardier Transport

Lundi 17 février, Alstom a fait savoir dans un communiqué que des discussions étaient «  en cours concernant une potentielle acquisition de Bombardier Transport  », mais qu’aucune décision finale n’avait été prise. Selon le Wall Street Journal toutefois, un accord préliminaire d’une valeur de 7  milliards de dollars aurait d’ores et déjà été conclu ce week-end. 

70 % en numéraire, 30 % en action 

En France comme au Canada, plusieurs sources assurent qu’une annonce allant en ce sens est attendue très rapidement.  «  C’est une bonne nouvelle pour la France et le Canada, et le Québec en particulier  », affirme une source québécoise.

Alstom devrait ainsi prendre le contrôle d’une entreprise plus grosse qu’elle, Bombardier Transport comptant plus de 40  000 salariés, contre 36  000 pour le groupe français. Et en ce qui concerne l’acquisition à proprement parler, Alstom devrait racheter Bombardier Transport pour 70  % en numéraires et 30  % en actions, ce qui conduira à faire de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui détient 32,5  % de Bombardier Transport, le premier actionnaire d’Alstom, avec une participation de 15  % à 20  %. L’actuel premier actionnaire d’Alstom, Bouygues, verrait, lui, sa part passer de 15 % à 10 %.

«  Champion franco-américain du transport »

Pour le premier ministre québécois, François Legault, ce rachat présenterait un double avantage, en ce qu’il permettrait à Bombardier de préserver sa division phare des jets d’affaires, tout en constituant avec Alstom  «  un champion franco-américain du transport  ». Cette nouvelle entité, dotée d’un chiffre d’affaires de 15  milliards d’euros, serait capable de concurrencer le numéro un du secteur, le chinois CRRC.

Toutefois, les deux protagonistes doivent encore faire accepter ce rapprochement par les autorités de la concurrence. En février 2019, par exemple, la Commission européenne avait refusé le regroupement entre Alstom et Siemens. Mais d’un côté comme de l’autre, les acteurs sont confiantes. «  Par rapport au projet de fusion avec Siemens, qui a échoué l’an dernier, ce projet apparaît plus équitable, notamment au niveau de la gouvernance  », assure un syndicaliste français.

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