Le CETA serait très favorable aux agriculteurs français

Le CETA serait très favorable aux agriculteurs français

Les échanges entre l’Hexagone et le Canada étant très favorables aux Français, qui ont augmenté leurs exportations de 16 % depuis l’entrée en vigueur du CETA il y a deux ans et demi, la colère des agriculteurs canadiens monte devant le refus du parlement français de ratifier le texte.  

« Fantasmes »

Auditionnée mercredi 5 février par les sénateurs sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), l’ambassadrice canadienne en France, Isabelle Hudon, a dénoncé les «  fantasmes  » des Français concernant le «  mythe  » d’une invasion de bœuf canadien en France. « La part du marché canadien dans la viande bovine consommée en France depuis deux  ans, c’est 0,001  %, soit 0,2 gramme par Français, l’équivalent d’un cinquième de Doliprane, pas de quoi avoir mal à la tête  »,  a assené la diplomate, dénonçant fermement ce Canada bashing .

«  Quand on compare nos ventes faméliques de viande au fromage français arrivé sur notre territoire, qui a bondi de 46  %, nous avons du mal à comprendre le péril que nous représentons  », ironise Richard Ouellet, spécialiste du commerce international à l’université Laval de Québec, pour qui les critiques sur les normes sanitaires canadiennes ne sont que pures balivernes. 

«  Vache cannibale  »

«  Ai-je l’air d’un homme qui mange du poulet lavé à l’eau de Javel  ?  », ajoute le spécialiste, exaspéré par l’attitude française. De plus, l’accord transatlantique prévoyant que chaque pays garde la maîtrise de ses normes, monsieur Ouellet rappelle qu’il est impossible que le Canada fasse entrer «  de la vache cannibale  » (nourrie aux farines animales) en France.

Pour pouvoir inonder le marché européen, les agriculteurs canadiens devront en effet se conformer aux standards européens, ce qui s’avérera complexe et coûteux, selon la Fédération des producteurs de bovins du Québec, qui rappelle que pour l’instant, seulement quelques-unes des 70  000  fermes canadiennes répondent aux normes exigées.

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