Recherche de financements pour l’industrie de défense 

Recherche de financements pour l’industrie de défense 

La crise économique à venir risque d’entraîner un effondrement des commandes et des exportations de matériel militaire. Pour résister à cette conjoncture défavorable, l’industrie de défense française ( ou BITD  : base industrielle et technologique de défense ) doit donc trouver de nouvelles sources de financement.

«  Condition de notre souveraineté  »

Au sein de l’Etat major comme de la classe politique l’inquiétude est palpable, car de ces entreprises dépendent l’approvisionnement et les capacités opérationnelles des armées. « Le risque est que le business model de notre industrie de défense en lui-même soit mis à mal par la crise et ce d’une façon profonde, peut-être irréversible, prévenaient fin juillet les députés Jean-Louis Thiériot (LR) et Benjamin Griveaux (LREM). Le maintien d’une industrie de défense autonome constitue une condition sine qua non de notre autonomie stratégique, c’est-à-dire de notre souveraineté ».

Selon les deux rapporteurs, «  le pire est à craindre à partir de l’automne  ». «  Le dernier trimestre et le premier semestre 2021 doivent appeler à une immense vigilance pour préserver notre écosystème industriel », assuraient-ils, réclamant le démarrage anticipé de certains programmes qui renfloueraient les caisses du secteur aéronautique  : la construction du porte-avions de nouvelle génération et l’achat de vingt avions Rafale.

Faciliter l’accès aux capitaux

Pour attirer les investisseurs français, les rapporteurs proposent également de faciliter l’accès aux capitaux, grâce à des fonds de soutien comme Definvest. « Treize millions d’euros de prises de participation sont d’ores et déjà fermes, 12 millions d’euros sont en cours de traitement et le fonds aura désormais 75 millions d’euros supplémentaires pour atteindre un montant total de 100 millions d’euros », précise le rapport.

Jean-Louis Thiériot et Benjamin Griveaux rappellent également que faute d’investisseurs français, certaines start-up de la BITD seront vulnérables aux fonds étrangers, à l’image de Photonis, spécialisée dans la vision nocturne, qui vient d’être racheté par le fonds américain Teledyne. 

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