L’inégale digitalisation des entreprises en Europe

L’inégale digitalisation des entreprises en Europe

De nombreuses PME européennes ont été fortement impactées par le Covid-19. Afin de les aider au mieux à faire face à la crise économique, des entreprises à l’instar de Hubside ou Monstock se sont mobilisées pour assurer leur transformation digitale.  

La digitalisation des entreprises serait-elle donc la solution pour relancer l’économie ? Après avoir interrogé 500 PME européennes en Belgique, France, Espagne, Pays-Bas et Allemagne, en décembre 2020, Sortlist rendait les conclusions suivantes : 43,8% des PME européennes déclarent que la pandémie a bien accéléré leur digitalisation. Pour autant, 30,5% affirment le contraire et 22,7% estiment ne pas avoir vu de changement concret. Les effets du Covid-19 sur la digitalisation seraient par ailleurs moins importants en France. En effet, 39% des entreprises françaises interrogées expliquent que leur digitalisation a ralenti pendant la crise, et un tiers d’entre elles ont constaté une accélération. Selon cette même étude, les TPE-PME françaises semblent plus touchées par la crise que les entreprises européennes. 

Accélération de la digitalisation des entreprises 

La crise sanitaire a des conséquences majeures sur le développement des entreprises : fermetures administratives, réduction de l’activité, baisse du chiffre d’affaires et fragilisation de la trésorerie… Outre la normalisation du télétravail ou le développement du chômage partiel, la digitalisation des entreprises s’est largement renforcée pendant la crise : vidéoconférences, “click & collect”, création de sites internet… des initiatives multiples ont vu le jour. 

Selon une étude Solocal publiée en septembre dernier, “80% des entreprises (françaises, ndlr) considèrent que la relance économique passera par une accélération de leur digitalisation”. Pour cette société spécialisée dans la publicité et le marketing numérique, les solutions digitales représentent des leviers d’accélération majeurs pour les TPE-PME en réponse à la crise. 

Si l’Etat joue un rôle important dans cette transformation digitale, en attestent la plateforme clique-mon-commerce.gouv.fr ou encore l’initiative France Num, des sociétés se sont elles aussi mobilisées depuis plusieurs mois pour aider les entreprises les plus impactées. C’est le cas d’Hubside, qui propose des solutions de sites internet “clé en main” pour aider les professionnels à lancer leur e-commerce. Le service de création de sites internet a développé une offre spécialement destinée aux petits commerçants à 29,99 euros par mois pour les aider à se lancer sans avoir de connaissances techniques des rudiments du web. L’offre comprend la création d’un catalogue de produits numériques, la réception des paiements en ligne, la gestion de la relation client et le suivi des commandes ou encore gestion des stocks. 

Monstock fait également partie de ces sociétés dont les services sont devenus quasi essentiels au maintien de l’activité entrepreneuriale. Cette entreprise rémoise fournit un large panel de solutions digitales, allant de l’intendance des stocks et flux de marchandise à la gestion des plannings, en passant par l’optimisation des commandes ou encore le pilotage de la supply chain. En outre, Monstock s’adresse à de nombreux secteurs : distribution, startup, e-commerce, supply chain et logistique, BTP, santé…  

Les entreprises européennes ne sont pas toutes égales face à la crise 

L’année à venir s’annonce particulièrement difficile pour la majeure partie des pays du Vieux continent. Entre chômage, dette, inégalités sociales et frein de la croissance, le redémarrage de l’économie dépendra en grande partie de la gestion de la pandémie. Selon les prévisions de la Commission européenne, le rebond de l’activité sera inégal en fonction des États. Après une hausse généralisée des PIB européens en 2021, celui de l’Espagne pourrait être évalué à 4,8% en 2022, tandis que ceux de la France, de l’Allemagne et de l’Italie avoisineraient les 3%. 

Malgré les nombreuses aides de l’État telles que le chômage partiel ou l’assouplissement réglementaire, les économistes du Groupe BPCE estiment dans une étude publiée le 10 décembre dernier que 59 000 défaillances entrepreneuriales pourraient avoir lieu en 2021. Un chiffre particulièrement élevé – notamment dans les secteurs de la construction, de l’hébergement-restauration, du commerce et des services aux particuliers -, mais force est de constater que les mesures préventives mises en place au sein de l’Hexagone ont permis de sauver 28 000 entreprises en 2020. Et la tendance pourrait bien perdurer avec la transition numérique. 

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