Missiles hypersoniques : L’industrie russe creuse l’écart 

Missiles hypersoniques : L’industrie russe creuse l’écart 

Mercredi 3 novembre, Vladimir Poutine a annoncé que le missile de croisière hypersonique russe Zircon allait bientôt être livré à la marine russe. Cet engin est la troisième arme hypersonique mise en œuvre par la Russie, après le missile aérobalistique Kinjal déployé en 2018, et le planeur hypervéloce Avangard déployé en 2019. 

« Seulement le début »

Selon le président russe, le déploiement du missile Zircon est l’occasion de répondre à l’OTAN, qui tente « de briser la parité stratégique » en déployant des systèmes antimissiles aux frontières de la Russie.

« Nous ne sommes que trop conscients du fait que certains de nos partenaires étrangers n’ont pas renoncé à leur tentative de briser la parité, à travers notamment le déploiement de systèmes de défense antimissile à longue portée proches de nos frontières. Il nous est impossible d’ignorer ces menaces envers la sécurité de la Russie et nous y répondrons de manière adéquate », a déclaré Vladimir Poutine.

Le chef du Kremlin a également rappelé que ces trois armes n’étaient qu’un début : « Maintenant, il est particulièrement important de développer et de mettre en œuvre les technologies nécessaires pour créer de nouveaux systèmes d’armes hypersoniques, des lasers de haute puissance et des systèmes robotiques qui seront capables de contrer efficacement les menaces militaires potentielles, ce qui signifie qu’ils renforceront davantage la sécurité de notre pays ».

Retard occidental

Au sein de l’OTAN, aucun pays ne dispose encore d’une telle arme, et seuls les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France travaillent actuellement sur ce genre de programme. 

« Je ne suis pas certain que ce soit un ‘moment Spoutnik’, mais je pense qu’on en est très proche », alertait par exemple, en août, le général Mark Milley, chef d’Etat-major interarmées américain (mais à propos de la Chine cette fois, qui elle aussi devance l’occident).

Côté français aussi le retard se fait sentir. « Jusqu’à présent, nos systèmes d’armes étaient conçus pour détruire des missiles subsoniques. Aujourd’hui, nous travaillons à la transformation de nos navires, de sorte qu’ils soient capables d’intercepter les missiles hypersoniques en augmentant la vitesse de réaction de nos systèmes de combat. Nous mettons ainsi en œuvre des programmes d’amélioration de nos navires par la veille coopérative navale », explique l’amiral Vandier, chef d’Etat-major de la marine nationale.

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