Les exportations d’armement français ont doublé en 2021

Les exportations d’armement français ont doublé en 2021

Grâce notamment à plusieurs contrats Rafale, les prises de commande ont plus que doublé cette année, pour atteindre 11,7 milliards d’euros, contre  4,9 milliards l’an passé. Cette croissance est d’autant plus impressionnante que la concurrence internationale est particulièrement féroce. 

Troisième exportateur mondial

Ces contrats correspondent, pour une part, « à des activités de maintien en condition opérationnelle, de formation ou de modernisation qui découlent de grands contrats passés dans la décennie précédente, dont on mesure ainsi le bénéfice sur le long terme. Pour une autre part, il correspond à des matériels moins emblématiques, sur un marché qui est particulièrement soumis à la concurrence, notamment celle à ‘bas coût’ proposée par les exportateurs émergents », explique le ministère des Armées, dans l’édition 2021 de son rapport au Parlement.

« En 2021, les prises de commandes des entreprises françaises à l’exportation ont atteint 11,7 Md€, soit plus du double de l’année précédente. Ce résultat compte parmi les meilleures années en termes de performance à l’export, avec les années exceptionnelles que furent 2015 et 2016. Ce bilan permet à la France d’asseoir encore davantage sa position parmi les trois premiers exportateurs mondiaux (derrière les États-Unis et la Russie) », insiste le ministère des Armées. 

Domination russo-américaine

Bien que les exportations d’équipements militaires américains aient reculé de 21% en 2021, les États-Unis conserveront leur position dominante grâce aux pays européens, qui se sont majoritairement tournés vers eux pour moderniser leur arsenal et afficher un front otanien uni.

La Russie, elle aussi, et malgré la guerre en Ukraine, conservera sa seconde place. Le directeur de l’agence fédérale russe de la coopération en armement, Dmitri Chougaev, a en effet affirmé fin août que Moscou avait signé pour 16 milliards de dollars de nouveaux contrats internationaux d’armement en 2022.

« La Russie propose auprès de nombreux pays, en particulier au Moyen-Orient, la maîtrise d’un matériel ‘combat proven’ (éprouvé au combat), à des prix très compétitifs, qui fait la part belle au domaine aéronautique et pourvu de produits qui font référence à l’export pour certaines capacités, tandis que d’autres, à défaut d’être exportés, constituent une sorte de vitrine d’une prétendue avance sur le camp occidental », explique le ministère des Armées. « Toutefois, l’effet de la guerre en Ukraine est difficilement prévisible : l’isolement de la Russie pourrait la priver de certains de ses marchés export. Elle devra par ailleurs renouveler en priorité les matériels perdus au combat et devra enfin parvenir à mobiliser les ressources et approvisionnements nécessaires dans un contexte de sanctions massives  ».

Concurrence intraeuropéenne 

Au niveau européen, les faibles avancées de l’Europe de la défense sont symptomatiques d’une «  concurrence intraeuropéenne qui ne faiblit pas », pointe le ministère des Armées. 

« Les exportateurs européens se trouvent régulièrement en situation de concurrence frontale et cette tendance est renforcée par la nécessité pour les entreprises de trouver de nouveaux débouchés commerciaux en ciblant en particulier les marchés émergents les plus porteurs. Cette concurrence accrue amène également les États à adapter leur stratégie à l’export », note le rapport.

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