Brexit : l’Irlande rafle les Français expatriés 

Brexit : l’Irlande rafle les Français expatriés 

Confrontés à la nécessité d’un visa pour venir s’installer au Royaume-Uni, nombre d’expatriés français ont opté pour le dernier territoire européen et anglophone encore libre d’accès avec leur carte d’identité, l’Irlande. 

« Plan B idéal »

« Le prix du visa étudiant et la difficulté une fois sur place de pouvoir trouver des petits jobs, l’obligation de faire son passeport, le coût de la vie, les aides financières qui ne sont plus mises en place depuis le Brexit … Tout ça m’a convaincue de ne pas venir », témoigne Axelle Diot, une jeune française qui avait prévu de poursuivre ses études à Edimbourg en septembre. « Je n’ai été mise au courant de différentes règles que lorsque j’ai commencé les démarches pour m’inscrire à l’université d’Edimbourg », regrette-t-elle. Mais tout n’est pas perdu pour Axelle, qui a finalement atterri à Galway, ville festive de l’ouest de l’Irlande. « Je me rends compte que l’Irlande a été un bon choix », se réjouit désormais la jeune femme.

Même histoire ou presque pour Sébastien Gagnot, qui avait souhaité partir travailler à Glasgow en 2021, mais avait finalement dû renoncer après avoir échoué à obtenir un visa de travailleur qualifié. « Je savais, je pense comme beaucoup, que le Brexit était un imbroglio, mais je pensais quand même passer entre les mailles du filet et être aidé par mes potentiels futurs employeurs », explique le jeune homme. « Je suis triste pour tous les partenariats professionnels et surtout scolaires qui ont été rompus en dépit des nombreuses tentatives de négociations », admet-il, se réjouissant tout de même d’avoir choisi l’Irlande, et Galway, un « plan B idéal » selon lui. 

Les deux Français ne regrettent en effet pas d’avoir choisi l’Irlande. « J’y ai passé une année magnifique et riche en évolution, j’invite tout le monde à y aller pour y vivre une année exceptionnelle à leur tour », assure Sébastien Gagnot. « Je suis dans le pays depuis peu mais je sais que c’est ce que je cherchais en planifiant cette année d’étude à l’étranger, abonde Axelle Diot. J’aime l’Irlande, sa population, sa culture, et de ce que j’ai pu en voir pour le moment, tout est magnifique. Cela faisait définitivement partie des destinations qui m’intéressaient le plus alors je n’éprouve aucun regret pour cela ».

Quelques bémols

Mais puisqu’aucune destination n’est idéale, les expatriés ont tout de même rencontré quelques difficultés à leur arrivée. Pour Axelle Diot, les problèmes sont survenus au moment de « l’inscription à l’université car, contrairement à ce qui aurait été fait pour l’Écosse, ils ne connaissent ni mon université française, ni le niveau que les élèves diplômés ont à la fin de leurs études ».

Gauthier Moreau, jeune français ayant choisi Cork, a lui eu des difficultés à trouver un logement. « Il y aurait sûrement moins de problèmes de logement en Irlande si le Royaume-Uni avait gardé ses frontières ouvertes », regrette-t-il.

« La forte demande et la saturation du marché locatif ont entraîné une forte augmentation des loyers, actuellement bien plus onéreux qu’à Paris, y compris en colocation. Il est donc conseillé aux personnes prévoyant de s’installer en Irlande de prévoir un temps suffisant pour cette recherche de logement (qui peut prendre plusieurs semaines) », a d’ailleurs fait savoir l’ambassade de France mi-septembre dans un communiqué.

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