Macron mise sur l’international

Macron mise sur l’international

En mauvaise posture sur la scène politique française, Emmanuel Macron mise sur la scène internationale pour redorer son image. Le président français, en visite à Bali pour assister au sommet du G20, a donc rencontré bon nombre de chefs d’Etat étrangers.

Mettre la pression sur Moscou

La position française vis-à-vis de la guerre en Ukraine est claire. Faire preuve de fermeté tout en maintenant un de dialogue constant avec la Russie, pour permettre à l’Ukraine, lorsqu’elle le décidera, d’entamer des négociations. « La position que nous avons défendue depuis plusieurs mois est maintenant celle de l’Union européenne et des Anglo-Saxons », s’enorgueillit d’ailleurs l’Élysée. « Les dernières semaines ont été difficiles,  observe la présidence de la République. À un moment donné il y aura ce choix stratégique de savoir si Vladimir Poutine veut revenir à la table des négociations ou achever l’affaiblissement de la Russie ».

Au sommet du G20, le président français s’est donc fixé comme objectif de ramener à sa cause les pays ne condamnant pas fermement la guerre en Ukraine, mais qui souffrent tout de même de ses répercussions. Le président profitera donc du sommet pour rencontrer certains proches alliés, comme le chancelier allemand, Olaf Scholz, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et d’autres, moins proches, comme le président turc Recep Tayyip Erdogan. Mais surtout, Emmanuel Macron s’entretiendra avec le président chinois Xi Jinping (qu’il a déjà rencontré), ainsi qu’avec le premier ministre indien, Narendra Modi, avec un message clair : « Recover together, recover stronge r», autrement dit, « Ton intérêt, comme le mien, c’est de faire pression sur la Russie pour que l’on revienne à la normale ».

Toutefois, le président français est sceptique quant à la diffusion d’un communiqué commun, mais compte bien maintenir la pression sur Moscou. « Un communiqué ne fait pas tout, relativise l’Élysée. Ce qui importe, c’est de continuer à coordonner la manœuvre diplomatique dont l’objet est de maintenir une pression constante et continue sur la Russie ».

« Eviter l’escalade »

Mardi 15 novembre, Emmanuel Macron a rencontré son homologue chinois Xi Jinping en marge du G20, un entretien au cours duquel il lui a demandé d’interférer auprès de Vladimir Poutine pour que celui-ci revienne à la « table des négociations ». « Il demande que la Chine contribue à passer des messages au président Poutine afin d’éviter l’escalade et de revenir sérieusement à table des négociations », a précisé l’Elysée.

Nous devons « unir nos forces pour répondre tout à la fois aux grands enjeux internationaux, vous avez évoqué celui du climat pour n’en citer qu’un et sans doute le plus prégnant, mais aussi aux crises internationales comme la guerre lancée par la Russie en Ukraine pour lesquelles le G20 constitue un format approprié », a également déclaré le président français au début de l’échange.

Quid de l’Italie

Emmanuel Macron ne rencontrera cependant pas la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, avec qui la situation est tendue depuis l’affaire de l’Ocean Viking. Et pour ne pas avoir affaire à elle, le président français n’a pas hésité à la court-circuiter, en s’adressant directement au président italien, Sergio Mattarella, pour obtenir un accord bilatéral. 

Dans un communiqué commun, les deux chefs d’État ont ainsi souligné « la nécessité de réunir les conditions d’une pleine coopération dans tous les domaines, tant au niveau bilatéral qu’au sein de l’Union européenne ». 

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