La bourse de Paris détrône la City 

La bourse de Paris détrône la City 

Lundi 14 novembre, l’agence Bloomberg a annoncé que la Bourse de Paris avait détrôné celle de Londres en capitalisation. La City n’entend toutefois pas céder sa place si facilement, et aurait d’ores et déjà un plan pour rapatrier des capitaux.  

Coup à jouer

Nous allons profiter de « nos nouvelles libertés pour établir nos propres règles »  et  « adopter des réglementations sur mesure pour doper le Royaume-Uni en tant que place financière mondiale », expliquait le nouveau secrétaire d’État en charge de la City, Andrew Griffith, lors d’une conférence du lobby TheCityUK à Edimbourg, la semaine passée. 

Selon le dirigeant, il y aurait un vrai coup à jouer avec le Brexit. « Ce n’est que le début » d’une stratégie basée sur la « répudiation pragmatique de pans de législations héritées de l’Union européenne », qui permettra au Royaume-Uni de « prendre des risques calculés », en cessant par exemple d’« ignorer le potentiel des cryptos ».

Difficile à mettre en oeuvre 

En théorie la City a un véritable coup à jouer, mais en pratique les réformes s’annoncent lentes et difficiles. « En poussant ses réformes, le gouvernement doit veiller à ne pas dégrader la crédibilité du Royaume-Uni ou de la City de Londres en termes de discipline financière, de stabilité politique et d’indépendance des institutions clés », préviennent William Wright et Maximilian Bierbaum, du think-tank britannique New Financial. « Le secteur de la finance n’est pas à l’aise avec l’idée de déchirer les règles en vigueur, abonde Miles Celic, directeur général de TheCityUK. En réalité, la grande majorité des professionnels n’a pas de problème avec l’essentiel des réglementations européennes qui ont été conservées ».

D’ailleurs, pour Nicolas Mackel, président de Luxembourg for Finance, ce « big bang » britannique n’est rien d’autre qu’un coup de com’. « Les bénéfices économiques du Brexit étant plutôt minces, ses promoteurs cherchent avec la finance comment conquérir le monde. Or il n’y a pas grand-chose à conquérir », plaisante-t-il.

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